Témoignage Marie avec Orion (noir)

Adopter un saarloos a été un long parcours du combattant car je n’avais pas de chien (et n’en avais jamais eu auparavant), j’ai des chats, des horaires de bureaux 4 jours par semaine, un jardin de « seulement » 700m². Bref, j’ai été recalé par plusieurs éleveurs car je ne remplissais pas leurs conditions, et recalé par plusieurs associations car je n’avais jamais eu de saarloos. Nell m’a fait confiance et avait des attentes bien différentes des autres éleveurs. Ce qu’elle cherche, c’est la dévotion que l’adoptant aura pour son chiot. Elle a choisi des profils de vie bien différents pour tous ses chiots, mais on a tous un même objectif : tout faire pour eux. Sur le choix des chiots, j’ai vraiment apprécié qu’elle prenne le temps de les laisser grandir afin de déterminer les traits de caractère de chaque chiot et de les attribuer selon leurs besoins, et je trouve qu’elle a parfaitement placé ses chiots avec cette méthode.  

Sur la solitude, il est dit qu’un saarloos ne la supporte pas. Le saarloos est cleptomane et vous apprendre à ranger vos affaires sinon il les trouvera avant vous (chaussons, torchons, jeux de société, tapis en ont fait les frais ici). Néanmoins, il n’a jamais fait de grosses bêtises lorsque nous sommes absents même plusieurs heures car il est sorti le matin (même très tôt vers 6h), le midi et le soir. Il a également des jouets et de la mastication un peu partout dans la maison. Nous avons changé la clôture pour une clôture souple d’1m80 par précaution, mais il n’aime pas rester seul dehors. Orion est un chien calme et Nell avait bien perçu qu’il se plairait dans une vie de famille.

Néanmoins, pour compenser la solitude et le besoin de meute, j’organise au moins 3 balades avec d’autres chiens de tous types par semaine, mais je pense que ce besoin de meute devra être pleinement rempli avec l’arrivée d’un autre chien au foyer. Je suis même convaincue que tous les chiens doivent vivre en meute.

Concernant la sociabilisation à l’environnement, mon chiot n’a jamais été en zone rouge mais plutôt observateur et curieux.

Il est désensibilisé sur tous les objets du quotidien (machine à café, télé, aspirateur, shampouineuse, tondeuse…). Il ne craint pas les voitures, les tracteurs, les vélos, les avions, les camions, les motos… Et ceci grâce au travail lorsqu’il était à l’élevage, j’en suis convaincue car j’ai rencontré d’autres saarloos du même âge qui sont vraiment craintifs de tout. Il a parfois des jours où l’environnement l’inquiète (groupe de vélos, parfois des joggeurs etc…) ,mais d’une manière générale il est parfaitement à l’aise. Nous ne sommes pas une famille qui aime aller se balader en ville ou dans les foules. Nous allons parfois dans des magasins ou dans des endroits un peu peuplé (restaurants, bases de loisirs, villages, côte touristique) et Orion le vit très bien, il dort sous la table dans un restaurant. 90% du temps nous sommes en pleine nature. Orion nous suit partout. même chez nos proches, il se couche sous la table, parfois dans les pieds de parfaits inconnus en toute tranquillité. Ce que j’ai remarqué c’est qu’il a besoin de sa famille entière et si l’un de nous sort de son champ de vision, ça le rend inconfortable. Il est certain que l’élévage nous a bien aidé là-dessus, et surtout le fait de les avoir  un à un ou par deux pour travailler dans les endroits fréquentés (rues, restaurants, bowling, magasins…) leur ont permis de chercher les solutions par eux-mêmes.

Concernant la sociabilisation à l’Homme, l’exercice du biberon a été énormément bénéfique pour que les chiots ne craignent pas l’Homme, et également le fait que ce soit les chiots qui choisissent l’interaction ou non. A 4 mois, il allait à son rythme saluer les gens, mais ne cherchait pas plus le contact. Je n’attends rien de lui à ce sujet, hormis qu’il n’ait pas peur de l’Homme, et il n’en a pas du tout peur. En grandissant, il est désintéressé des gens dès lors qu’ils l’ignorent. Mais un humain qui le regarde ou lui poste de l’attention le met mal à l’aide, il pouffe et peut même parfois grogner. A ses 8 mois je sens qu’il devient protecteur avec nous, il s’éloigne rarement de moi et reste toujours en alerte de mes émotions et de mon attitude envers les gens.

Dans le cas d’un contact, si les gens sont impolis (caresse sur la tête, se penser sur lui sans se baisser…), il baisse les oreilles et s’en va en se secouant. Généralement il ne pardonne pas. J’adore ce trait de caractère chez lui, et je trouve que cela en fait un chien parfait dans le sens où en balade je n’ai pas à anticiper le fait qu’il puisse courir sur quelqu’un pour lui faire la fête par exemple. A l’élevage, Nell a travaillé chaque chiot à son rythme sans vouloir qu’il soit tous au même stade, sans jamais en forcer un à quelque chose. Aujourd’hui tous les chiots ne craignent pas l’Homme même si une méfiance que je qualifierai de normale peut peut-être s’installer.

Concernant les enfants, j’ai évité au début le contact entre mon fils et Orion, non pas parce que j’ai peur des réactions de mon chiot, mais surtout parce que le saarloos peut être brute et je ne souhaitais pas que mon fils ait peur de notre chien. Du côté d’Orion, il l’adore, le suit toujours en balade, lui fait la fête lorsqu’il le voit le matin. En grandissant, ils créent une belle relation. Il est plus attiré par les enfants que par les adultes, Nell l’avait bien perçu très tôt et a fait un excellent choix en nous confiant Orion plutôt que son frère.

Concernant la prédation, je sens que l’élevage a instauré d’excellentes bases qui doivent être vraiment maintenues avec attention. A 4 mois il était seulement curieux, en grandissant son instinct se développe fortement. Il ne prédate pas mes chats à l’intérieur de la maison, mais je n’ai pas confiance en lui sur ce point car il peut leur courir après dans le jardin si mon attention est ailleurs. Il n’est JAMAIS seul avec eux. J’arrive à le rediriger sur moi dès lors que l’animal sauvage qu’il voit est loin, mais si l’animal est proche il déclenche de la prédation. La prédation est vraiment un énorme travail à ne pas dénigrer car malgré les bases inculquées, l’instinct est là.

Adopter un saarloos en résumé c’est : anticiper les situations, se remettre en question, gérer ses émotions pour ne pas les répercuter sur le chien, être patient, compréhensif et doux  mais savoir être ferme si nécessaire (une main de fer dans un gant de velours).

En résumé, malgré la distance (12h de route) et le coût de tous les trajets et des locations (rencontre de l’éleveur, rencontre du chiot, trajet pour le récupérer…), si je devais refaire le choix entre un éleveur à 30mn de chez moi et Alpinsaarloos, je ferais le même. En termes de travail et d’investissement, Nell a su prouver par l’évolution de ses 5 chiots qu’elle est la meilleure éleveuse, consciencieuse de leur bien-être même après leurs départs, et toujours disponible pour nous épauler en cas de difficultés.

Orion a un compte Instagram , si vous souhaitez le consulter ou discuter avec Marie, qui mettrait peut être Orion comme reproducteur c’est ici : Alpinsaarloos Orion

Retour en haut